Hogwarts' Tomorrow

Hogwarts' rebirth
 
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 Chapitre 1/ Retrouvailles (1995)

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Eileen McKrown
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MessageSujet: Chapitre 1/ Retrouvailles (1995)   Mer 26 Déc - 22:32

Un soir de Novembre, les premières neiges de l’année tombent.

Il s’en était passé, des choses depuis la rentrée… Entre les entraînements, trois fois par semaine, de l’équipe d’Ecosse et les cours, Eileen n’avait pas eu un instant à elle. Tout juste avait-elle eu le temps, le soir, de faire un petit tour dans le parc. Mais ce soir, elle était décidée à y rester. Pourquoi ? C’était étrange. Mais… Il lui avait semblé apercevoir une silhouette qui lui était familière la veille, l’avant-veille et tous les jours d’avant depuis la rentrée. Mais sans doute avait-elle rêvé… Elle l’avait vu, pourtant, dans les couloirs de l’école, mais, jamais elle n’avait eu le temps de s’arrêter pour lui parler. Et il fallait avouer que lui non plus ne l’avait jamais retenue non plus… Pourtant, chaque fois elle avait ralenti l’allure attendant quelque chose de sa part ou de la part de Ricardo.

Ricardo, le seul garçon, homme, qu’elle eut jamais aimé. Depuis la fin de leur relation, depuis qu’elle avait quitté Poudlard, elle n’avait jamais retrouvé quelqu’un. Tout juste avait-elle une histoire d’un soir de temps à autre pour se détendre, mais jamais plus. Non… Elle n’avait jamais eu ne serait-ce que deux nuits le même homme dans sa couche. Cela faisait-il d’elle une fille facile ? Non. Elle essayait. Vraiment… Elle voulait y croire, croire qu’elle pourrait tourner la page. Alors elle essayait. Elle voyait le gars un soir, ils passaient la nuit ensemble. Souvent, le lendemain soir, ils se revoyaient mais… Au bout de dix ou quinze minutes, elle le foutait dehors avec interdiction de la recontacter. La jeune métisse secoua la tête. Etait-elle une cause perdue ? Pourquoi ne se jetait-elle pas un sort d’oubli ? Elle avait essayé… Mais… Le sort avait marché… Mais pas suffisamment longtemps… Le temps de la journée, entre le lever et le dîner, elle l’avait entièrement oublié, pour une fois. Mais, sitôt qu’elle s’était retrouvée dans les bras d’un homme, la réalité lui avait sauté aux yeux et elle avait repoussé cet homme.

Elle avait pleuré longuement, ce soir là… Toute la nuit. Elle avait bien cru ne jamais pouvoir s’arrêter. Et pourtant. Elle avait fini par s’endormir au matin, alors que, moins de deux heures plus tard, elle devait être sur son balai pour un match. Le seul qu’elle et son équipe ait perdu depuis deux ans. Heureusement, il n’avait pas grande importance… C’était un match de poule et les Ecossais s’étaient largement qualifiés avec les autres matches de la poule.

Eileen soupira. Elle frissonnait, aussi. La nuit était froide. Elle regrettait ne n’avoir pas pris un châle. Son châle qu’il lui avait offert un noël quelques années plus tôt. Leur dernier noël ensemble. Pourquoi n’avait-elle pas changé ses plans pour le match ? Cette question, elle se la posait encore, deux ans après. Non, vraiment, elle avait trop froid. Elle sortit sa baguette et l’agita en un sort informulé. Le châle apparut alors dans sa main. Elle le posa sur ses épaules. Il semblait toujours aussi neuf, comme si elle ne l’avait jamais porté, alors que, pourtant, elle le portait tous les jours. Mais elle en prenait soin comme s’il s’était agit d’une relique. Elle y tenait tant…

Les pas d’Eileen laissait une trace dans la fine couche de neige. La neige était précoce, cette année. C’était le moins que l’on pouvait en dire. La métisse secoua la tête, faisant voler ses longs cheveux ondulés. Elle aimait la neige. Elle avait toujours aimé ça. Elle tendit les mains pour recueillir les flocons tout en s’avançant vers la lisière de la foret. Elle y venait tous les soirs, après le couvre-feu. Elle avait toujours aimé la nuit. Elle levait souvent le nez pour observer les étoiles. Mais là, lorsqu’elle offrit son visage au ciel, tout ce qu’elle vit c’était les flocons qui en descendait. La lune, les étoiles étaient invisibles ce soir là. Mais peu importait, en fait…

Eileen se rapprochait de la foret. Elle sentait son odeur, son appel. Combien de fois, durant sa scolarité, y avait-elle pénétré pour braver l’interdit… Mais pas pour cette seule raison, en fait… Ce qu’elle voulait, principalement, c’était savoir jusqu’où elle pouvait aller, s’il la rejoindrait ou pas. Toujours il l’avait rejointe. Mais là, depuis qu’elle était revenue… Elle sentait sa présence, parfois, derrière elle. Mais jamais ils ne s’étaient parlés. Lui en voulait-il encore ? Elle s’arrêta soudain et se laissa glisser au pied d’un arbre. Loin de lever les yeux vers le ciel, elle les posa sur ses pieds. Quelques larmes glissèrent de ses yeux bruns et brillèrent avant de tomber au sol, se transformant en petites perles de glace.

Un craquement retentit soudainement pas très loin. Elle releva la tête.

« Tu te souviens comme nous aimions nous retrouver ici le soir après le couvre-feu ? » commença-t-elle.

« Nos capes d’invisibilité nous ont vraiment aidé, il faut l’avouer… »

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Ricardo Queiros Lopes
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MessageSujet: Re: Chapitre 1/ Retrouvailles (1995)   Mer 26 Déc - 22:35

Novembre…

Les dernières semaines d'automne étaient pourtant déjà bien ancrées dans l'hiver. Il avait commencé à neiger, et le parc se couvrait d'un fin manteau blanc. La saison de Quidditch égrenait déjà ses matchs, et plusieurs fois, il avait vu avec rancoeur "la grande équipe d'Ecosse" s'entraîner sur le terrain. Son équipe. Parce qu'en plus de venir enseigner le vol sous son nez, elle osait faire venir s'entraîner son équipe dans l'enceinte de l'Ecole !

Pourtant, elle ne pouvait pas ignorer qu'il était toujours là, vu qu'elle l'avait déjà croisé. Il avait même récupéré un de ses élèves après une chute (heureusement sans gravité) et leurs regards s'étaients croisés un instant. Qu'avait-elle lu dans le sien ? Il l'ignorait, incapable de se souvenir quelle réaction la situation avait induite chez lui. Tout ce dont il était sûr, c'est que son visage à elle semblait attendre quelque chose de sa part, et qu'il n'était pas prêt à le lui donner. Il s'était détourné, et avait emmené l'élève malchanceux jusqu'à l'infirmerie sans un mot.

Depuis lors, il était revenu quelques fois à l'orée de la forêt interdite, là où ils se retrouvaient avant. Et ce soir encore, ses pas l'y menaient. Ca ou la salle des trophées où son poing venait régulièrement fracasser la vitrine, il n'y perdait pas vraiment au change, malgré la morsure du froid sur son visage.
Une fois ou deux, il s'était dissimulé dans l'ombre des arbres comme elle était, elle aussi, revenue sur les lieux de leurs rencontres secrètes. Pas question de lui parler, de dévoiler sa présence. Et pour lui dire quoi d'ailleurs ?

Après leur dernier match, il n'avait jamais évoqué la cuisante défaite qu'elle lui avait infligée. Parfois, le silence est plus perçant que les mots. Elle était venue lui apporter ses notes, afin qu'il garde le niveau pour les ASPICs à venir tandis qu'il séjournait à l'infirmerie, et elle avait tenté presque aussi souvent d'aborder le sujet, en vain. Et puis ses tentatives, et ses visites, se sont faites de plus en plus rares, et à la fin de l'année, ils s'étaient tellement éloignés - où était-ce lui seulement qui avait bâti ce mur entre eux ? - qu'elle ne lui avait pas annoncé qu'elle était prise dans l'équipe écossaise, pas plus qu'il ne lui avait avoué qu'il resterait à Poudlard finalement.

Ricardo fit quelques pas vers les arbres sans doute centenaires pour la plupart. Elle était sûrement incapable de dire de quelle essence était celui contre lequel il était appuyé quand ils avaient échangé leur tout premier baiser, mais pour lui, qui avait toujours été sensibles aux parfums, quels qu'ils soient, c'était une évidence. A ce titre, d'ailleurs, il était capable de deviner quels ingrédients composaient une potion rien qu'en en humant l'odeur. D'autant que des sycomores, il n'y en avait pas tant à l'entrée de la forêt, celui-là était un des rares orphelins excentrés… Instinctivement, il s'était appuyé contre l'arbre en question, et un pâle sourire avait étiré ses lèvres.

Et puis ses poings s'étaient crispés. A quoi bon laisser tous ses souvenirs revenir à la surface ? Il s'apprêtait à tourner les talons, mais arrêta net son geste lorsqu'il distingua la silhouette de son ex-petite amie qui traversait le parc. Aucun doute possible, elle approchait de la forêt interdite. Il était vrai que c'était elle qui avait commencé à venir ici. Maintenant qu'il y repensait, avec le recul, il était certain qu'elle avait cherché à le tester. Ca n'aurait pas changé grand chose s'il l'avait compris à l'époque, il serait venu quand même, pour lui prouver que le courage des griffondors n'était pas si exceptionnel que ça.

Elle s'était arrêtée un instant, et de sa baguette, avait appelé à elle le châle qu'il lui avait lui-même offert il y avait quelques temps. C'est vrai qu'elle était frileuse... Il ne pouvait cependant pas le lui reprocher, l'étant également, mais ça l'avait toujours intrigué, cette contradiction notoire entre sa passion pour les premiers flocons et sa hantise du froid. A présent, elle tendait les mains pour y recueillir quelques cristaux de neige, qui disparurent aussitôt. Bien malgré lui, il ne put s'empêcher de sourire : elle avait toujours fait ça, depuis qu'il la connaissait.

Et puis, le châle étroitement serré sur ses épaules, elle s'était approchée, et avait pénétré le sous-bois. L'instant suivant, elle glissait au sol, et quelques larmes roulaient sur ses joues. Ricardo ferma les yeux. Leur séparation avait tellement été emplie de non-dits qu'il ne l'avait jamais vue ainsi. Partagé entre l'envie de la serrer dans ses bras et son orgueil qui lui interdisait de revenir vers celle qui avait détruit ses espoirs, il tourna les talons, prêt à quitter la forêt. Une branche craqua sous les pas qu'il avait voulu discrets, et il s'immobilisa instantanément.

- Tu te souviens comme nous aimions nous retrouver ici le soir après le couvre-feu ?… Nos capes d’invisibilité nous ont vraiment aidé, il faut l’avouer…

Etaient-ce là des propos adressés à la nuit tombante ou avait-elle réalisé sa présence ? Rouvrant les yeux, il se maudit de sa bêtise quand il se trouva face à ses propres traces de pas, que la neige tombante n'effaçait pas encore. L'infirmier inspira profondément. Aurait-il seulement pu oublier toutes ces années de sa vie ? S'il était encore ici, c'était sans doute la preuve que non...

- Tu vas attraper froid si tu ne te couvres pas plus, fit-il finalement, détâchant sa cape pour la lui déposer. Ce serait dommage que la super poursuiveuse écossaise soit malade pour le prochain match. Les qualifications sont passées, tu n'as plus tellement le droit à l'erreur…

Trois phrases et il en avouait déjà trop : il s'inquiétait encore pour elle, il savait qu'elle avait perdu un match de poule, le seul de sa carrière… Sans un mot de plus, refusant de croiser son regard, et fourrant les mains sans ses poches pour les protéger du gel, il tourna aussitôt les talons, en direction du château…

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MessageSujet: Re: Chapitre 1/ Retrouvailles (1995)   Mer 26 Déc - 22:35

La jeune femme se releva et s'approcha de celui qui lui tendait sa cape. Lui aussi, allait avoir froid. Elle esquissa un petit sourire nostalgique en attrapant celle-ci. Il avait éludé sa question. Lui en voulait-il encore? C'était fort probable. cela se voyait à sa manière de pincer légèrement les lèvres et de femrer son regard. Elle le vit se détourner d'elle au moment où elle posait la cape sur ses épaules. Il commençait déjà à vouloir repartir. Non... Elle ne le voulait pas. Elle ne voulait pas qu'il la laisse, déjà... Elle fit alors la seule chose qu'elle avait toujours voulu faire depuis ce match mais qu'elle s'était refusée à faire. Elle se précipita vers lui et l'attrapa par le bras pour le retenir.

"Ne pars pas.."dit-elle tout doucement.

Il semblait que ces mots, qui lui brûlaient pourtant la gorge depuis tout ce temps avaient du mal à sortir. Eileen posa sur Ricardo un regard brûlant d'émotion. Il lui avait tant manqué... Non, vraiment, elle ne voulait pas qu'il parte. Lorsqu'il parla d'elle en tant que super poursuveuse, elle baissa la tête, de honte, peut-être. Elle n'avait pas envie de parler de ça maintenant. Pas avec lui, en tout cas. Sa main nue tenait toujours le bras du jeune homme lorsqu'elle reprit la parole.

"Tu m'as manqué, tu sais... Je me demandais si, un jour, nos pas se croiseraient à nouveau..."

Le visage qu'elle releva vers Ricoardo avait perdu toute son assurance. Elle ressemblait, en cet instant, à la petite fille qu'il avait un jour croisée dans les couloirs en pleurs parce qu'elle avait appris la mort de son grand-père.

"Je n'ai pas voulu tout ça, tu le sais..."

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Ricardo Queiros Lopes
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MessageSujet: Re: Chapitre 1/ Retrouvailles (1995)   Mer 26 Déc - 22:38

Il n'avait fait que quelques pas vers le château quand la main d'Eileen vint le stopper, elle avait été prompte à réagir... Il aurait préféré qu'elle n'en fasse rien cependant, et une fois encore, ferma les yeux quand elle éleva doucement la voix.

- Ne pars pas... Tu m'as manqué, tu sais... Je me demandais si, un jour, nos pas se croiseraient à nouveau...

Elle avait baissé la tête, et il n'avait pas daigner tourner le visage vers elle. Ou peut-être craignait-il de ne pouvoir rester de marbre s'il croisait ses yeux emplis de tendresse ? Sa voix vacillait, elle était loin de la jeune femme pleine d'assurance qu'elle semblait toujours être pour les autres. Lui, il avait connu l'autre Eileen, celle qui restait fragile, et c'était une des choses qui l'avaient touché : elle savait taire ses faiblesses et se montrer courageuse, même lorsqu'il lui en coûtait. Parfois seulement, elle laisser entrevoir ce qui pouvait vraiment l'émouvoir, à ceux en qui elle avaient entière confiance seulement. Il fut un temps où il était de ceux-là, et le regard qu'elle lui lança l'instant d'après - qu'il feignit de ne pas voir, ayant rouvert les yeux pour les garder fixés sur le château - semblait vouloir dire qu'il en était toujours ainsi. Il aurait pu craquer, et céder à l'envie de la prendre dans ses bras en cet instant, si elle n'avait ajouté :

- Je n'ai pas voulu tout ça, tu le sais...

Instantanément, l'infirmier se raidit, et son regard tomba sur elle comme une lame de glace.

- C'est pourtant toi qui l'as choisi, siffla-t-il avant de se détourner et de reprendre sa route, d'un pas plus vif cette fois-ci.

Elle ne l'avait pas voulu ? Elle avait pourtant fait ce qu'il fallait pour ! Elle savait que la tactique qu'elle avait mise au point les confronterait un jour. Elle savait aussi qu'elle anéantirait ainsi tous ses espoirs. Et elle savait qu'il perdrait la face en refusant de jouer, et donc qu'il jouerait, quoi qu'il advienne, et même si elle lui avait demandé un nombre incalculable de fois de renoncer. Tout au fond de lui, une petite voix essayait de se faire entendre, qui arguait que lui aussi, avait sa part de responsabilité dans l'affaire, mais il ne l'écoutait guère...

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MessageSujet: Re: Chapitre 1/ Retrouvailles (1995)   Mer 26 Déc - 22:38

"C'est moi qui l'ai choisi? Par Merlin Ricky, on était gosse!"s'écria la jeune femme lorsqu'il se détacha d'elle pour reprendre sa marche.

Elle se renfrogna elle même et se détourna vers la foret en ajoutant d'une voix à la fois vexée et à la fois pleine de défis:

"Tu as toujours l'orgueil des Serpentards, en tout cas... J'ai voulu t'éviter ça, tu t'en souviens? Et si tu m'avais parlé, ensuite, tu aurais su que, quand j'ai intégré l'équipe d'Ecosse, ils recherchaient un gardien..."

Elle se tut et reporta son regard vers le jeuen homme avant d'ajouter:

"La place est toujours libre, tu sais... Il me suffirait d'un mot... Non... Il TE suffirait d'un mot."

La voix de la métisse oscillait entre la colère et la tristesse. C'était d'ailleurs d'une voix triste qu'elle avait terminé sa phrase. Quand elle l'avait recroisé, dans l'école, elle avait compris pourquoi elle n'avait jamais pu avoir quelqu'un d'autre dans sa vie après lui. L'aimait-elle toujours? Oh oui. Elle savait qu'elle ne l'oublierai jamais. Mais qu'en était-il de Ricardo?

"Tu sais, en fait non... Tu ne peux pas savoir... Si l'un de mes partenaires ne m'avait pas passé le souaffle à ce moment-là, j'aurais stoppé la course du cognard. Mais ça, tu t'en moques..."

Elle secoua la tête et, sur ces paroles commença à son tour à remonter vers le chateau en passant devant Ricardo. Cette intention qu'elle avait eue, elle n'en avait jamais fait part à personne. Depuis deux ans, le souvenir de ce match la hantait. Elle aurait tant voulu pouvoir revenir en arrière et empêcher ça d'arriver... Elle avait eu tellement peur pour lui en le voyant tomber du balai qu'elle en avait laché le souaffle pour le rattraper et l'avait délicatement posé au sol. Mme Bibine avait alors décrêté un arrêt de jeu pour qu'il puisse être emmené à l'infirmerie et Eileen avait dû se forcer pour continuer le match qu'elle avait gagné en son honneur. Le savait-il seulement?

"Tu sais. Quand le cognard t'a touché, mon coeur s'est brisé. Et le match, si je l'ai joué ensuite, c'était pour toi. Pas pour Gryffondor...

Mme Bibine a voulu stopper le match, après que je t'ai posé au sol. C'est Rogue qui l'en a empêchée..."


*Moi, j'aurais tout accepté pour que tu ailles bien...*

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MessageSujet: Re: Chapitre 1/ Retrouvailles (1995)   Mer 26 Déc - 22:43

- C'est moi qui l'ai choisi ? Par Merlin Ricky, on était gosse !

Ricardo s'arrêta net. Ce surnom-là aurait sans doute ajouté à son trouble en d'autres circonstances, mais là, il l'agaçait plus qu'autre chose.

- Gosse ? répéta-t-il d'un ton peu engageant. Si nous étions gosses il y a deux ans comme tu dis, crois-tu que nous soyons bien différents à présent ?

- Tu as toujours l'orgueil des Serpentards, en tout cas...

L'infirmier se retourna d'un bloc dardant ses yeux sombres sur l'ancienne gryffondor. Si elle y avait prêté attention, elle aurait senti son souffle se saccader comme la fureur se répandait peu à peu dans chaque parcelle de son corps. Il tâchait visiblement de se contrôler, faute de quoi il était certain de laisser son poing dans le premier obstacle venu, et il se trouvait qu'en cet instant, c'était elle. Peut-être était-ce justement ce qui l'aidait à se contenir, l'idée - si galante ! - qu'il ne convenait pas de frapper une femme...

- On a tous des qualités et des défauts, Eileen, fit-il d'un ton des plus secs. Il me semblait pourtant que tu connaissais les miens...

- J'ai voulu t'éviter ça, tu t'en souviens ? Et si tu m'avais parlé, ensuite, tu aurais su que, quand j'ai intégré l'équipe d'Ecosse, ils recherchaient un gardien...

Ce n'est qu'alors qu'il haussa le ton à son tour, incapable de se contenir plus longtemps. Ils recherchaient aussi un gardien, hein ? La belle affaire ! Après ses exploits, lors de ce dernier match, quelle équipe aurait été assez insensée pour le sélectionner ?

- Parce que tu crois réellement qu'après la superbe démonstration de mes "talents" sur ce dernier match, une équipe, aussi minable fut-elle, aurait voulu de moi ? Tu sais très bien que c'était perdu d'avance !

Un instant, le silence plana, et puis il reprit, du même ton froid qu'il avait utilisé précédemment.

- Quant à m'avoir prévenu... Tu parlais de mon orgueil à l'instant, tu savais donc très bien que je n'aurais jamais accepté de perdre ainsi la face. Refuser de jouer pour ne pas se trouver face à sa copine, tu sais aussi bien que moi que ça n'aurait rien changé au résultat final !

Elle s'était finalement tournée de nouveau vers lui, et, bien qu'il ait baissé d'un ton, elle continuait sur sa lancée. Ricardo ne bougeait pas d'un pouce, les poings serrés, le regard plus sombre que jamais, fixé sur elle.

- La place est toujours libre, tu sais... Il me suffirait d'un mot... Non... Il TE suffirait d'un mot.

Un rire peu engageant, aussi faux que ce qu'il pensait de ses propos s'échappa de sa gorge. Une veine y était apparente, autre stygmate de sa colère, et il poursuivit d'un froid, sans pour autant hausser le volume, qui ne rendait que plus cinglant ce qu'il répondait.

- Il ne me suffirait de rien du tout, Eileen. Pas après deux années sans être monté sur un balai.

Il attendait une réaction, peut-être aussi violente de sa part, mais ce qu'elle avait ajouté par la suite était plutôt emprunt de tristesse, et il sentit bien malgré lui son coeur se serrer. Stupide organe qui refusait de le laisser donner libre cours à sa frustration...

- Tu sais, en fait non... Tu ne peux pas savoir... Si l'un de mes partenaires ne m'avait pas passé le souaffle à ce moment-là, j'aurais stoppé la course du cognard. Mais ça, tu t'en moques...

Un instant de doute, il resta inerte, laissant la jeune femme passer à ses côtés et remonter vers le château sans réagir. Ce n'est que lorsqu'elle reprit la parole qu'il se retourna pour lui faire de nouveau face, bien qu'elle poursuivît sa route.

- Tu sais. Quand le cognard t'a touché, mon coeur s'est brisé. Et le match, si je l'ai joué ensuite, c'était pour toi. Pas pour Gryffondor... Mme Bibine a voulu stopper le match, après que je t'ai posé au sol. C'est Rogue qui l'en a empêchée...

- C'était le dernier match de l'année, et on n'arrête pas un match parce qu'il y a des blessés. Les autres avaient le droit de continuer à jouer... Non, ils devaient continuer. Tu as joué pour moi dis-tu ? Touchante attention...

Sa voix semblait plus lasse que colérique à présent. Si le match avait été arrêté à cause de lui, ça aurait été pire, parce que tous auraient perdu leur chance d'être remarqué. On n'aurait parlé que de cette blessure qui avait causé l'arrêt du match. Et maintenant qu'elle lui laissait supposer que ç'aurait pu être elle, la blessée, il se demandait ce qu'il aurait fait à sa place. Est-ce qu'il aurait voulu arrêter ? Non, sans doute que non. Lui aussi aurait continué à jouer, par fierté personnelle, bien sûr, et pour qu'elle puisse être fière de lui aussi... Sa dernière phrase avait sonné tellement faux, non pas parce qu'il se moquait d'elle, mais justement parce qu'il tâchait de le faire sans y parvenir, trop de doutes encombrant son esprit à présent. Il soupira, puis passa une main dans ses cheveux. Un geste qu'elle ne lui connaissait que trop bien, c'était toujours ainsi qu'il se donnait une contenance.

- On devrait poursuivre cette conversation à l'intérieur. Tu vas attraper froid, et moi aussi...

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MessageSujet: Re: Chapitre 1/ Retrouvailles (1995)   Mer 26 Déc - 22:46

" Gosse ? Si nous étions gosses il y a deux ans comme tu dis, crois-tu que nous soyons bien différents à présent ?"

Ce qu'il pouvait être agassant, quand il s'y mettait... Mais ça, elle le savait déjà... Elle se campa, les poings sur les hanches pour lui répondre.

"Toi je ne sais pas, mais moi, j'ai changé, pendant ces deux ans. Une chose cependant n'a pas changé en moi."

Sa voix se brisa, la forçant à se taire. Non. Elle ne pouvait pas continuer. Pas maintenant. C'était trop tôt encore. Il n'était pas prêt à savoir, pas prêt à lui pardonner. Pour preuve en était la suite de sa réponse...

"On a tous des qualités et des défauts, Eileen. Il me semblait pourtant que tu connaissais les miens..."

Elle secoua la tête et leva les yeux au ciel à cette réponse. Quand il parlait ainsi, avec ce genre de mots, oui, il prouvait que, par bien des côtés il était encore un gosse. Mais ça, elle savait pertinemment qu'il valait mieux ne pas le lui faire remarquer. Elle avait de l'expérience, avec lui pour ce genre de choses... Enfin.

"Tes qualités et tes défauts, je les ai toujours acceptés. Je n'ai jamais cherché à te faire changer, je t'aim... Je t'ai aimé tel que tu étais."

A cet instant, Eileen ne put que remercier le ciel couvert et la neige qui tombait de cacher la teinte rosée que venait de prendre son visage. Elle venai, plus ou moins de révéler ce qu'elle s'était, une fraction de secondes plus tôt, interdit de dire. Mais maintenant, le mal était fait... Elle craignait de le voir repartir en courant, mais il enchaina en se mettant à hurler à son tour. Il fallait avouer que c'était elle qui avait commencé... Mais là, elle n'e navait plus la force...

" Parce que tu crois réellement qu'après la superbe démonstration de mes "talents" sur ce dernier match, une équipe, aussi minable fut-elle, aurait voulu de moi ? Tu sais très bien que c'était perdu d'avance !"

"Mon équipe t'aurait accepté, parce que j'avais confiance en toi. Tu ne pouvais rien faire face à ce cognard... Rien..."fit-elle d'une voix emplie d'une lascitude extrême.

Cette dispute lui en coûtait, c'était le moins que l'on pouvait en dire. Elle n'avait toujours eu qu'une envie depuis ce match, le revoir pour parler. Et, même si elle savait que ça serait dur, elle avait espéré que ça se passerait mieux que cela. Mais... Il ne fallait pas s'attendre à autre chose, sans doute... Il était encore trop tôt... Il reprit ensuite la parole, d'une voix plus faible mais d'un ton qui aurait pu lui glacer le sang si elle n'en avait eu l'habitude.

"Quant à m'avoir prévenu... Tu parlais de mon orgueil à l'instant, tu savais donc très bien que je n'aurais jamais accepté de perdre ainsi la face. Refuser de jouer pour ne pas se trouver face à sa copine, tu sais aussi bien que moi que ça n'aurait rien changé au résultat final !"

Elle baissa, une fois de plus le nez vers le sol, comme une enfant honteuse avant de souffler:

"Ca ne nous aurait peut-être pas séparés"

Cette phrase semblait pour elle, plus dure à dire que bien d'autres. Oui, si elle pouvait revenir en arrière, elle ferait tout pour l'empêcher de participer à ce match, quitte, en utilisant sa cape d'invisibilité à le stupéfixer. Son orgueil aurait tout autant été touché, mais, ne sachant pas d'où ça venait, il ne lui en aurait pas autant voulu... Mais non. La jeune femme, les yeux brillants de larmes toujours baissé vers le sol chassa cette pensée de sa tête. Elle aurait fait n'importe quoi, oui, mais pas ça. Elle aurait préféré avoir le temps de recevoir le cognard à sa place à lui... Il continua alors, comme s'il n'avait rien entendu, tandis qu'ils remontaient toujours vers le chateau à pas lents pour la jeune femme.

"Il ne me suffirait de rien du tout, Eileen. Pas après deux années sans être monté sur un balai."

Eileen resta un long moment silencieuse avant de finir par lacher:

"Si tu m'étais ta colère après moi de côté, je pourrais t'aider..."

Suite à cette phrase, elle eut l'impression que le silence avait décidé de s'installer entre eux, les laissant marcher côte à côte en silence jusqu'au chateau. Pourtant, il finit par reprendre la parole alors qu'ils étaient à mi-chemin.

"C'était le dernier match de l'année, et on n'arrête pas un match parce qu'il y a des blessés. Les autres avaient le droit de continuer à jouer... Non, ils devaient continuer. Tu as joué pour moi dis-tu ? Touchante attention..."

Toujours ce match, comme s'il les hantait. Il fallait avouer que c'était elle qui avait mis le sujet sur le tapis. Mais elle avait tellement envie de dépasser cela... Elle secoua la tête. Ses larmes n'avaient pas quitté ses yeux et semblaient, presque vouloir se geler sur place, l'obligeant à garder les yeux presque fermés pour ne pas montrer à Ricardo qu'elle n'avait qu'une envie, celle de fondre en larmes.

"Oui, j'ai joué pour toi. Par amour pour toi. N'aurais-tu pas fait la même chose?" demanda-t-elle alors en regardant à l'opposée.

Elle ne voulait pas croiser son regard. Pas maintenant. C'était trop... Trop tôt, ou trop tard... Elle ne voulait pas lui montrer toutes ses larmes figées dans le froid qu'elle ne pouvait laisser couler parce qu'il était là et la repoussait encore en paroles, dans sa façon de lui parler, elle ne voulait pas lui montrer qu'elle avait mal, mais qu'elle ne lui en voulait pas parce que, sans doute, elle aurait réagi de la même manière à sa place. Ce cognard, pourtant, ce n'était pas elle qui l'avait lancé... Enfin, il brisa le silence, la sortant de ses sombres pensées.

"On devrait poursuivre cette conversation à l'intérieur. Tu vas attraper froid, et moi aussi..."

Elle haussa les épaules et fit quelques pas vers le chateau, avant de lacher d'une voix désabusée:

"Tu as sans doute quelqu'un qui t'attend, moi je n'ai personne. Personne ne se soucit de mon état de santé... Mais si tu le veux, rentrons."

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Dernière édition par le Jeu 27 Déc - 0:25, édité 1 fois
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Ricardo Queiros Lopes
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MessageSujet: Re: Chapitre 1/ Retrouvailles (1995)   Mer 26 Déc - 22:48

"Toi je ne sais pas, mais moi, j'ai changé, pendant ces deux ans. Une chose cependant n'a pas changé en moi."

1 à 0. Balle au centre. Là, elle précisait qu'elle avait plus mûri que lui pendant ces deux ans, et quelque part, il devait s'avouer que ça n'était pas forcément totalement faux. Ricardo serra les dents et plus encore quand elle ajouta :

"Tes qualités et tes défauts, je les ai toujours acceptés. Je n'ai jamais cherché à te faire changer, je t'aim... Je t'ai aimé tel que tu étais."

Que devait-il répondre à ça ? Force lui était d'avouer qu'elle disait vrai... Peut-être plus qu'il ne le craignait - ou ne l'espérait ? Le silence pesa un moment, d'autant qu'il ne pouvait pas vraiment ignorer l'origine de l'aspect brillant de ses yeux. Là encore, elle marquait un point : elle au moins ne se mentait pas à elle-même, et bien qu'il en soit conscient, il refusait de l'avouer haut et fort. Stupide orgueil, en fait, mais il avait beau essayer de changer, il revenait au galop. Ca avait été le cas par le passé, il avait tâché de laisser sa fierté de côté pour elle... Mais il n'avait pas pu s'en empêcher bien longtemps, et au premier défi proposé, il avait repris les "bonnes" habitudes...

Etait-ce donc ça qu'il voulait ? Tout gâcher par orgueil, indéfiniment ? Non, ça n'était pas ça, du tout. Mais que pouvait-il faire d'autre à présent ? C'était sans doute trop tard. Deux ans de non-dits, c'était bien trop long pour que quoi que ce soit puisse être rattrapé...

Ce qu'elle ajouta par la suite le tira de ses pensées, et il tourna la tête vers elle. Il était légèrement en retrait, et ne la distinguait que de trois quarts dos, mais il la connaissait suffisamment pour savoir qu'elle souffrait de chaque parole qu'elle prononçait encore.

- Mon équipe t'aurait accepté, parce que j'avais confiance en toi. Tu ne pouvais rien faire face à ce cognard... Rien...

Là encore, Ricardo garda le silence, un moment, le temps de faire le point sur cette assertion.

- Non, finit-il par répondre, d'un ton qui relevait plus de la constatation qu'autre chose. J'ai laissé passé trop de buts bien avant de recevoir le cognard. Cette excuse-là n'aurait pas été suffisante.

Elle baissa le nez vers le sol et il se demanda un instant ce à quoi c'était dû. A ses propos à lui, ou à ce qu'elle pensait de ses propres paroles ? Ce qu'elle murmura ne lui arriva que par morceaux, mais il crut pouvoir en compléter le sens, qui confirmait son lapsus précédent. L'infirmier s'arrêta laissant la jeune femme prendre un peu d'avance. Et lui, que ressentait-il exactement ? Il ne comprit pas vraiment ce à quoi elle faisait référence quand elle proposa de l'aider et le silence qui s'en suivit était autant dû à l'attente de l'une d'une éventuelle réponse, qu'aux réflexions de l'autre quant au sujet exact de cette remarque. Finalement, elle reprit la parole, ses mots le frappant encore une fois de plein fouet. C'était comme si elle avait lu dans ses pensées précédentes, tant c'en était proche.

- Oui, j'ai joué pour toi. Par amour pour toi. N'aurais-tu pas fait la même chose ?

Il l'avait pensé à l'instant. Sans doute, oui, qu'il aurait fait la même chose. Mais comment l'avouer maintenant ? Elle ne voulait pas croiser son regard, manifestement, tant elle le gardait fixé dans la direction opposée, pourtant il ne la lâchait pas du sien, avançant de nouveau, plus vite cette fois-ci, pour revenir à sa hauteur. C'est alors qu'elle parla d'une voix désabusée qui lui pinça le coeur.

- Tu as sans doute quelqu'un qui t'attend, moi je n'ai personne. Personne ne se soucit de mon état de santé... Mais si tu le veux, rentrons.

Il attrapa son bras par réflexe, et comme elle se retournait, il resta un instant à la fixer, incapable de dire un mot. Mais qu'est-ce qu'elle s'imaginait ? Il n'aurait pas pu être encore si en colère contre elle s'il avait tourné la page et refait sa vie avec quelqu'un d'autre ! Et pourquoi ne le lui disait-il pas tout simplement ? Là encore, il resta sans réponse. Ils étaient à présent devant la porte du Hall, et il s'écarta d'elle, détournant le regard et franchissant les quelques pas restant pour la lui ouvrir. D'un geste de la main, il l'invita à entrer.

- Il y a mon bureau dans l'infirmerie au troisième étage...

Et comme si ça voulait tout dire, il la laissa faire quelques pas vers l'escalier et la suivit jusqu'à l'infirmerie, où il lui ouvrit de nouveau le chemin.

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Eileen McKrown
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MessageSujet: Re: Chapitre 1/ Retrouvailles (1995)   Mer 26 Déc - 22:49

Le trajet fut bien silencieux, presque jusqu'à la Grande porte du chateau, lorsqu'il finit par parler une simple phrase qui pourtant voulait tout dire. Ce jour-là, il n'avait pas été réellement concentré. Pour qu'elle raison? Avait-il voulu la laisser gagner inconsciemment? Ou bien avait-il eu peur de gagner? Elle ne le savait. Quoi qu'il en soit, s'il n'avait été assomé par ce cognard, Serpentard aurait gagné ce match. Elle se savait. Il n'avait pas été une passoire. Il avait tout de même repoussé les trois quarts de ses tirs avant de se faire assomer. C'est d'ailleurs pour cette raison, qu'il avait été visé tout de même, alors qu'elle avait dit aux batteurs juste avant le match:

>>> "Je sais que vous voulez gagner. C'est ce que je veux aussi, mais... Vous n'êtes pas sans savoir les liens qui m'unissent au capitaine de Serpentard. Ne... Ne lui faites pas de mal..."

>>> "Bien cap'. On ne s'en prendra à lui que s'il est trop bon..."

Et elle n'avait pas eu le temps de réagir, Mme Bibine ayant sifflé l'entrée en piste des deux équipes. Elle avait espéré qu'ils n'en feraient rien et n'avait vu le geste que trop tard, alors qu'on lui faisait une passe. Quand le cognard l'avait percuté, alors qu'elle prenait le souaffle en mains, elle avait poussé un cri silencieux, comme si elle était muette. Comme dans un cauchemar, elle l'avait vu tomber de son balai et avait lâché la balle pour aller secourir celui qu'elle aimait...

Eileen secoua la tête. A quoi cela servait de se remémorer cela, maintenant? En temps normal, elle aurait plaisanté à ce sujet. Elle l'avait déjà fait, lorsqu'il se traitait de passoire, à l'époque...

>>>"Tu pensais trop à moi pendant le match?"

Elle avait, alors un air si rayonnant quand elle disait cela qu'il ne lui en voulait jamais. Mais là, ce soir, les choses étaient différentes. Tout avait changé. Elle avait été la cause de tout cela. La jeune femme était persuadée qu'il lui en voudrait toujours. Jamais il ne pourrait pardonner. Il ne pardonnait jamais les trahisons. Et... N'était-ce pas une forme de trahison qu'elle avait eue envers lui?

Ainsi plongée dans ses réflexions, elle ne s'était pas aperçue qu'il avait laissé de la distance entre eux, marchant quelques pas derrière elle. Il fallait dire, aussi, que regardant à l'opposée, il n'était pas dans son champ de vision. Elle ne s'en rendit compte, en fait, qu'après la dernière phrase qu'elle prononça lorsqu'il vint l'attraper par le bras. La jeune femme se retourna alors vers lui, lui offrant un visage dont les larmes non encore gelées, par ce simple contact venaient de se libérer, inondant ses joues froides. Elle semblait attendre quelque chose, mais il ne répondit rien, ne fit pas un geste vers elle. Alors, sans se dégager, elle reprit le chemin du chateau, Ricardo la tenant toujours par le bras. Ce ne fut qu'à la porte qu'il reprit la parole, pour lui lancer une invitation.

" Il y a mon bureau dans l'infirmerie au quatrième étage..."

Cette simple phrase qu'il prononça suffit à lui rappeler tant de choses. La voix brisée par le chagrin et les souvenirs, elle finit par lui répondre:

"Je te suis..."

*Où tu iras, je te suivrai...*

Quand il lui ouvrit la porte, elle esquissa un petit sourire entre tristesse et amusement et pénétra dans le hall. Elle prit la direction de l'étage, comme il le lui avait indiqué et se laissa guider jusqu'à l'infirmerie.

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