Hogwarts' Tomorrow

Hogwarts' rebirth
 
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 Maria-Luna Nansen

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Maria-Luna Nansen
Première année
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Messages : 14
Date d'inscription : 06/01/2008

Feuille de personnage
Maison: Poufsouffle
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MessageSujet: Maria-Luna Nansen   Dim 6 Jan - 21:35


FICHE D'IDENTITE

Nom: Nansen
Prénom: Maria-Luna, dite seulement Luna
Age: Onze ans
Nationalité: Norvégienne
Lieu de naissance: (si vous le connaissez) Zumaia, Pays-Basque, Espagne
Lieu de résidence:
(là où vous habitez et où seront envoyées les lettres)
Dans un foyer miteux de Londonderry, en Irlande du Nord, même si officiellement elle habite dans un manoir perdu en Norvège.
Famille:
(sang-pur, sang-mêlés, moldus, vélane-sorcier)
Sang-mêlée
Père:
(nom, âge, travail)
Johan Nansen, un sorcier de "sang pur" comme on les appelle, est le père de Maria-Luna. Né à Kristiansund, il a toujours étudié la magie. Après sa scolarité, il a fait un voyage en Espagne où il a rencontré la femme qui a vécu avec lui durant le reste de sa vie. Il a eu un enfant, s'est marié sans l'accord de ses parents, a réemménagé en Norvège avec une nouvelle famille maintenant. Il a toujours été un bon père attentionné et n'avait pas de travail pour rester à la maison, s'occuper de sa fille. Il est mort à l'âge de trente-sept ans.

Mère:
(nom, âge, travail)
Soledad Nansen, née Nunez, est la mère de Maria-Luna. Après un début d'enfance difficile, persécutée par ses grandes-soeurs, elle a enfin connu le bonheur d'une gamine choyée par sa mère. Elle a toujours vécue comme une moldue mais est tout de même allée dans une prestigieuse école de sorciers en Europe. Elle a rencontré Johan qui est devenu l'homme de sa vie, et a eut un enfant à vingt-six ans. Si elle était moins présente que son mari pour sa fille, elle travaillait énormément. Elle était employée dans un hôpital pas très loin de chez elle. Elle est morte une semaine après son mari, elle avait trente-six ans.

Autres personnes importantes:
(nom, âge, travail)
Ulrich et Sonja Nansen, les grands-parents de Maria-Luna, ils ont tous deux soixante-huit ans. On ne sait pas grand chose d'eux mis à part qu'ils sont issus de longues lignées de sorciers. Ils n'ont jamais étés accusés du décès de Soledad, mais sont coupables aux yeux de Maria-Luna, ils ont sa garde mais cherchent désespérément à s'en débarrasser.

Nastassja, la grande soeur de coeur. Elle a vingt ans. Au début, elle se contentait juste de faire passer des ados et jeunes adultes norvégiens jusqu'en Irlande, grâce à son bateau, mais elle est devenue plus que ça : une soeur pour Luna. D'une nature plutôt mystérieuse, les gens n'ont jamais su pourquoi elle transportait des enfants jusqu'en Grande-Bretagne. Certaines rumeurs disent qu'elle les enlève et qu'elle les revend, toujours est-il qu'elle a bien aidé la fillette et que celle-ci ne croit pas un mot de ces histoires.

FICHE SORCIER

Année:
(votre personnage peut avoir redoublé une année, ou commencé avec un an de retard. Ce point sera à justifier dans votre histoire)
Première
Maison(s) préférée(s):
(vous ne vous répartissez pas vous-même, mais vous pouvez nous proposer une maison. Une fois que vous serez répartis, vous pourrez mettre cette catégorie à jour)
Toutes se valent, je n'ai aucune idée d'où peut bien aller Luna.

FICHE SIGNALETIQUE

Description physique:
(soyez complet. 8 lignes minimum. Faites des phrases et pas un étalage catalogue. Vous n'êtes pas parfait. Parlez de vos qualités comme de vos défauts physiques, vos tics, vos vêtements préférés)

Si elle n'avait pas ses cheveux d'un roux flamboyant, la petite Luna serait toute blanche, ce serait bien le seul mot qui pourrait la définir. D'une pâleur à en faire peur, elle ne sait pas tellement si c'est de naissance ou si la fatigue et la faim lui ont laissé une peau manquant tellement de couleur. Elle n'est ni grande ni grosse, mais vraiment petite et maigre. Elle donne l'impression de n'avoir que huit ou neuf ans, à cause de sa petite taille.

Ses longs cheveux roux ondulent aux pointes, ils sont toujours bien coiffés, et se trouvent la plupart du temps devant le visage de la gamine. Ils lui arrivent jusqu'aux épaules, et elle ne se fait jamais de coiffure particulière avec, sauf de temps en temps où elle les arrange en macarrons, mais ça ne dure pas, car l'Autre s'amuse tout le temps à la décoiffer pour la taquiner.

Quand son visage n'est pas dissimulé par sa chevelure flamboyante, Luna perturbe les gens par son regard. Dotée d'un oeil bleu turquoise vif et d'un autre gris, la mer et le ciel, elle fait peur à cause de cette différence troublante. Elle se trouvait laide, mais elle s'est habituée à avoir en face d'elle un reflet effrayant. Son visage n'est que tâches de rousseur, qui rendent un brin de malice à cette apparence triste. La petite bouche rose de Luna ajoute également un brin de couleur, et quand elle sourit, elle voit ses petites dents blanches la faisant légèrement ressembler à un rongeur.

Vêtue d'une robe d'une blancheur éclatante, neige immaculée, elle passe presque pour un fantôme, si elle ne portait pas de temps en temps cette veste violette que lui a donné Nastassja, elle se croirait elle-même morte. Elle ne supporte pas les pantalons, restant donc toujours avec cette même robe d'été fine et s'agitant au gré du vent.

Description mentale:
(là encore, soyez complet. 8 lignes minimum. Plus votre personnage sera complexe et donc proche de la réalité, plus il sera intéressant à jouer. Un personnage stéréotypé se verra refusé d'amblée. Parlez de vos qualités et de vos défauts. C'est un point important.)

"Tout n'est que rêve ou plutôt cauchemar, comment pourrait-ce être la réalité puisque c'est tellement horrible ? Un jour je me réveillerai entourée de mes parents, je danserai pour fêter mon amour pour la vie et non pour le rêve puisqu'il se joue de moi ! Je fais ce que je veux, c'est mon songe, je me guide et je m'amuse, même si je souffre. Puisque tout est une illusion, autant se dire que tout sera fini et dans le bon côté." Voici ce que pense Luna, l'insensée, la folle, la rêveuse, l'impulsive, l'indépendante, l'effrayante. Elle ne vit pas, elle rêve, elle est donc indifférente à tout ce qui peut se passer autour d'elle, elle tourne, elle tourne, sans savoir qu'un jour elle tombera à cause de son tournis. Comment être heureux si ce n'est en ayant l'espoir que tout sera fini et que tout ceci n'était que mirage et mensonge.

"Mais si c'était vrai ? Et si je ne rêvais pas ? Si c'était ça la réalité et que c'était bien moche ? Si je souffrais pour de bon ? Je me débrouille pour survivre parce que je pense que c'est un rêve, mais si je vis vraiment, je gâche ma vie alors en la rêvant." De temps en temps, cette pensée lui vient, et Maria-Luna pleure tout ce qu'elle peut. Non c'est décidé, elle ne se contredira plus, elle ne sera plus double, elle abandonne la partie de son prénom qui la retient sur terre et désormais s'appelle Luna, un seul prénom, une seule personne, un seul caractère. Elle aide cette partie d'elle qui était sur terre à redescendre encore plus bas, et la supprime définitivement. Il n'y a pas de réalité, juste un rêve, et donc elle est libre de faire ce qu'elle veut, elle fait tout son possible pour se débrouiller et la chance est avec elle.

Elle n'a pas d'ami véritable, puisqu'elle est prête à trahir n'importe qui pour se débrouiller, mais peut-être que si elle s'en trouvait un, elle le considérerait mieux et donc le respecterait également. Elle n'est pas méchante, ni égoïste, mais pas non plus gentille et généreuse. Elle est indifférente, neutre, trop égocentreique pour voir quelqu'un d'autre qu'elle-même.

Particularité:
(une particularité physique? tatouage ou piercing pour les plus âgés, cicatrice, maladie mentale, c'est ici. Les particularités seront bien étudiées et ne seront pas systématiquement acceptées. Elle devront être bien justifiées.)
Aucune qui n'aie pas été citée

Relations déjà établies:
(une personne spéciale pour votre personnage hors famille? Vous pouvez l'évoquer ici, en précisant si vous souhaitez voir cette personne intégrer le jeu.
A part Nastassja, citée plus haut, personne. Et je ne souhaite pas la voir intégrée au jeu.
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Maria-Luna Nansen
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MessageSujet: Re: Maria-Luna Nansen   Dim 6 Jan - 21:38

POUR LA PETITE HISTOIRE
(vous pouvez tout à fait l'organiser en chapitres. 20 lignes minimum)

Frissons par milliers, fraicheur du mois de novembre ou peur glaciale, inexpliquée ? Une terreur dotée, armée plutôt, de quatre longues et fines aiguilles enneigées pour transpercer délicatement le coeur de la fillette. Petite chose sensible et fragile, livrée à elle-même, devant affronter seule cette ennemie terrible. Ogresse sanguinaire, aux dents pointues affreusement petites mais aiguisées comme des couteaux, deux fentes horizontales en guise d'yeux mais qui semblaient traverser l'esprit, et des mains comme des pieuvres s'accrochant à tout ce qu'elles pouvaient saisir ; le visage creusé de tous les côtés la rendait d'autant plus hideuse que ses rides étaient rouges de maquillage et donc ne lui donnaient pas le charme des vieilles personnes, en plus elles étaient imprégnées de haine et de cruauté. Elle n'avait aucune grâce, même si elle en était convaincue, marchait comme un enfant capricieux avec le poids d'un éléphant, se tenait de dos courbé de telle manière qu'on aurait dit qu'elle était bossue, et était couverte de robes tantôt de velour bleu pervenche, tantôt de soie brune, qui ne lui allaient aucunement, mais elle avait l'argent pour les avoir et le courage de se montrer ainsi. Rituel quotidien, erreur habituelle, elle tenait dans ses tentacules le morceau de fromage qui devait attirer la souris. Comme l'avait prédit le monstre - car faute de beauté et de gentillesse, la nature l'avait au moins dotée d'intelligence - la petite fille se jeta sur l'appat et partit en flèche avant d'avoir eu à subir encore une fois les tortures de la vieille sorcière aigrie. Une minute plus tard, la malheureuse triomphante se tordait de douleur. Etait-ce la sensation de son estomac en pleine combustion qui la faisait si souffrir, ou la frustration de ne pas avoir été assez fûtée pour déceler ce piège ? Repliée sur elle-même, la malheureuse sentait sa fin proche, elle panique, sa main se déplie, ses doigts tatonnent les meubles, elle tremblotte, elle tombe à genoux, s'appuie contre le sol. Elle panique ! Sa main cherche. Elle heurte la dalle mal alignée. Ses paupières battent. Elle a du mal à l'enlever. Ca y est. Sa vue se brouille, elle se sent tomber. Elle se ressaisit. Elle prend la potion, elle la porte à sa bouche. Sauvée... Allongée sur le sol, elle prit le temps de se relaxer, tout en respirant le vent frais qui lui arrivait dans le visage. Elle savourait chaque note de cette brise légère qui sifflait à travers les pierres du vieux manoir. Elle souriait aussi, satisfaite d'avoir une fois de plus échappé à la vieille, même si c'était juste maintenant. L'Autre vint se poser sur son épaule, et prit quelques cheveux dans son bec.

L'Autre, c'était Lui. L'Ame Soeur, celui qui comptait le plus pour Maria. Depuis aussi longtemps qu'elle se rappelait, Il avait était là. La plupart du temps, c'était une mésange bleue, mais il Lui arrivait très souvent de devenir coccinelle, poisson-lune, ou renard roux. Sans savoir comment, la gamine était toujours parvenue à Le reconnaître. En fait, elle ne se rappelait plus depuis combien de temps Il était là, mais elle se souvenait du jour où elle l'avait nommé. Elle avait remarqué qu'Il était toujours là, et se sentait bien seule, elle avait commencé à lui parler comme ça : "Hey, l'Autre ! Viens, viens là. T'as un nom toi ? Nan ? Ben ce s'ra l'Autre, point barre." Comme l'oisillon n'avait pas rechigné, elle en avait déduit que ça ne le dérangeait pas plus que ça.

L'enfance de Luna, a toujours été une des meilleures périodes, en tout cas la moins pire de sa vie, tout a commencé ce jour là :

Nous voici un trente mai dans la ville de Zumaia. Dans un hôpital pas très loin de l'océan, nait un tout petit bébé. C'est une fille, ses parents, une espagnole, un norvégien habitant depuis peu dans le pays, décident de l'appeler Maria-Luna. Tout de suite, on voit bien qu'elle ressemble à son père avec sa peau très pâle. Les parents sont heureux, et pas plus d'une semaine plus tard, ils peuvent ramener le bébé à la maison. La grand-mère maternelle vient voir ce petit être, satisfaite de sa descendance, le grand-père maternel, lui n'est pas là, ça fait quelques années maintenant, en réalité depuis les huit ans de la jeune maman. Quant aux grands-parents paternels, ils ne se sont pas déplacés, complètement attérés de voir leur fils se reproduire avec une fille de sang-de-bourbe qui a toujours vécue comme une moldue. En effet Johan, le jeune papa, vient d'une famille de sorciers, sorciers depuis toujours.

Mais revenons-en à l'enfant. Nous sommes maintenant cinq années plus tard et à des kilomètres de Zumaia. Nous ne sommes pas loin de Kristiansund, dans la nouvelle maison des Nansen. Maria-Luna dessine. C'est sa nouvelle passion. Elle dessine des princesse, des rois, des fées, ces héros de contes de fées qui la font rêver. Elle même a un rêve secret : elle veut épouser un prince et être la plus belle, avec de longs longs cheveux et des robes magnifiques, des yeux comme des pierres précieuses, et des bracelets d'or blanc. A propos de ses yeux, ses parents s'inquiètent : pourquoi ont-ils une couleur si particulière ? C'est laid ! Mais des parents sont faits pour aimer leur enfant tel qu'il est, ils ne la jugent pas, et après tout, ce n'est pas sa faute !

La même année, la fillette apprend à lire. Elle a toujours aimé les histoires, elle veut apprendre à lire. Elle demande à sa mère, mais celle-ci est trop occupée. Elle a toujours été occupée, mais le père compense. Lui a toujours été là pour sa fille. Il exauce donc son voeu et commence à se lancer dans l'enseignement de la lecture et de l'écriture. Maria-Luna est une élève appliquée, elle se concentre un maximum, elle sait que sans ça, elle ne pourra jamais atteindre son but. C'est là Maria qui s'exprime : la sage, la réfléchie, la raisonnable. Durant la journée, elle est ainsi calme, posée, studieuse. Et la nuit, Luna reprend le dessus avec ses rêves cauchemardesques, l'imagination encombrante qui possède l'esprit de la fillette. La toute petite n'a que cinq ans et déjà elle est sûre que sa personnalité pose problème.

Oui, ça inquiète ses parents, c'est ce qu'elle comprend un soir, planquée là dans l'escalier. Elle est cachée là, se faisant toute discrète, épiant à travers les barreaux. Elle écoute des paroles qu'elle ne comprendra que plus tard, mais qui resteront tout de même dans un coin de sa tête. Son père s'inquiète car elle est somnanbule, sa mère est plutôt contrariée en étudiant les dessins de l'enfant. Elle dit qu'ils sont trop différents. Ceux qui sont faits le matin représente des paysages féériques, et des personnages merveilleux, ceux faits le soir sont des monstres, oui, oui c'est des dessins d'enfants, il ne doit pas y avoir obligatoirement de logique, mais ça fait peur. Maria-Luna se demande ce qu'elle a fait. Elle ne s'en rend pas compte. Est-ce réellement ça qui inquiète ses parents ? Quand ils s'apprêtent à monter, elle se cache vite dans sa chambre.

Les parents ne reparleront plus de la peur que leur procure leur fille. Ils se contenteront d'oublier, de ne plus y prêter attention. Un jour, l'enfant a six ans, Johan laisse son balai à la portée de sa fille. Fille qui deviendra beaucoup moins raisonnable tout d'un coup en voyant cet objet si attirant. Elle veut savoir ce que ça fait de voler. Voir les oiseaux, les nuages. C'est un de ses rêves, toucher le soleil. Elle est bien décidée, elle veut s'envoler. Elle prend le balai, ses parents ne la surveillent pas, elle va à l'extèrieur. Elle enfourche ce même balai et commence à s'envoler. Elle ne contrôle rien, elle a peur, elle va très vite et dans tout les sens, mais la terreur fait place à l'excitation, ça l'amuse, elle rêve, ce n'est pas la réalité, elle est projetée en l'air, elle se rattrappe d'une main au manche, mais ce n'est pas la réalité, c'est un rêve, elle monte encore plus haut, elle ne tient presque plus, mais ce n'est pas la réalité, elle va se réveiller, dans la vie, tout finit toujours bien, soudain elle lache, elle voit le vide et elle comprend. Ce n'est pas un rêve.

Que s'est-il passé ? Pourquoi tout est blanc ? Elle est morte ? Non. Elle a mal. Alors elle n'est pas morte. Sa mère arrive affolée. -Ca va ? Mon enfant ? Ca va ?- Pourquoi elle crie comme ça ? Qu'est-ce qu'elle a fait ? Aucune bêtise. Juste le désir fou de voir jusqu'où va le ciel. Mais que lui a-t-il pris bon sang ? C'est vrai. Maintenant elle comprend. Maintenant. Elle n'aurait pas du. Elle ne recommencerait pas ! Oh que non ! Les parents sont accusés. Maria-Luna les entend depuis sa chambre. Ils discutent avec un homme apparament il s'occupe d'enfants. Il parle de mettre Maria-Luna dans une autre famille. La fillette se lève malgré sa douleur. Elle arrive lentement, en boitant, jusqu'au lieu de la discussion. Elle explique qu'elle ne veut pas être séparée de ses parents. Que c'est sa faute à elle. Elle est désobéissante. Les paroles ont l'air de toucher le méchant homme qui brise les familles. Il dit que la prochaine fois que ce genre d'incident arrive, il sera obligé de placer l'enfant dans une autre famille.

Les jours, les semaines, les mois qui suivent, un cauchemar, une angoisse, revient tout le temps. Maria-Luna rêve qu'elle se retrouve face au vide. Et elle a peur. Elle ne peut pas être en hauteur sans angoisser. Même quand elle ferme les yeux et qu'elle ne sait pas ce qui l'entoure, elle oublie qu'elle est posée sur le sol et elle a des vertiges. Elle n'en parle pas. C'est sa punition d'avoir cet handicap. Après tout c'est sa faute. Elle ne dessine ni roi, ni monstre, a présent. A vrai dire, elle ne dessine plus du tout. Elle a appris à lire, alors elle lit. Elle a décidé d'être sage maintenant et fait tout pour ne plus inquiéter ses parents.

Mais en réalité, l'enfance s'est terminée vers ses dix ans :

Alors que quatre ans se passent à merveille, la mort de Johan arrive brusquement. Il était parti en expédition pour une semaine avec des amis. D'après ceux qui l'ont retrouvé ils sont tous morts de froid. Maria-Luna et sa mère sont boulversées. Pourquoi quand tout se passe si bien, il faut qu'une tragédie arrive. Comme si le destin était sadique et se réjouissait de la souffrance humaine. A l'enterrement de son mari, la maman de Maria-Luna fait connaissance avec ses beaux-parents. Ils ont l'air aimables mais plutôt de faux aimables : la vieille est trop maquillée, et le vieux a des yeux translucides. En fait ils font peur. C'est le sentiment de l'enfant. Mais elle ne dit rien, elle n'est plus contrariante. Les parents en deuil invitent leur bout de famille oubliée à dîner le soir.

Avant le repas du soir, la grand-mère à notre petite chérie insiste pour servir un thé à la femme en noir. Elle disparait dans la cuisine, et revient avec non seulement le thé mais du lait fraise pour la petite. Une grand-mère parfaite. Une grand mère parfaite ? Maria-Luna est allergique aux fraises, elle ne boit pas dans son verre, mais elle ne dit rien pour ne pas vexer la famille. Trente secondes plus tard, sa mère se plaint de maux de tête, et de maux de ventre. Soudain elle perd conscience. Le grand-père se propose de prévenir des médecins. Curieusement, ils n'arrivent qu'une demi-heure plus tard. Trop tard. La mère est morte.

La garde de la petite revient aux grands-parents. Elle sait qu'ils ont empoisonné sa mère et qu'ils ont essayé avec elle. Ils vont réessayer. Elle se méfie de tout. Elle ne mange pas ce qu'on lui donne aux repas, elle évite le plus possible de s'approcher des deux vieillards meurtriers. Elle développe la capacité d'écouter quand elle dort. Elle arrive donc à avoir un sommeil très léger et ne se repose pas assez. Elle est faible, mais elle se débrouille pour ne pas tomber dans les pièges de plus en plus astucieux de ses grands-parents. Pourquoi font-ils ça ? Elle le comprend plus tard. Apparament, c'est une histoire de sang et d'héritage. Ses arrières grands-parents du côté de sa mère étaient moldus et la famille de son père veut qu'il n'y ait que des "sangs purs" dans leur descendance, en plus ils ne supporteraient pas de voir une fille qui a des ancêtres sans pouvoirs atteindre leur fortune. C'est horrible, mais c'est comme ça.

C'est ainsi qu'on en est arrivé à ces jours-ci, qui s'annonceront libérateurs de la gamine. Dans le froid du début de décembre, l'eau avait gelé et paralysé toute la maison. On ne pouvait ni entrer ni sortir, car les pierres étaient comme soudées entre elles par la glace. Ce fut là que la nature aigrie des deux vieillards se manifesta de manière ingrate : eux qui avaient horreur de sortir de chez eux, juste ce jour là qu'ils étaient coincés à l'intérieur, ils voulaient s'en aller, comme pour prouver à cette nature farceuse qu'elle ne les aurait pas comme ça. Ils avaient la magie et comptaient bien s'en servir, c'est ainsi qu'ils mirent le feu à la maison, pensant juste faire fondre la glace. Si dans le temps ils avaient été doués, maintenant ce n'était qu'une illusion qu'ils se crééaient en imaginant qu'ils étaient capable de contrôler leur magie. La maison survéccut, mais la diversion était parfaite et permit à Maria-Luna de s'échapper par la fenêtre. Elle courrut tout ce qu'elle pouvait, mais vite fatiguée, elle fut contrainte de s'allonger dans la neige. Elle se mit à pleurer, c'était trop bête de réussir à se tirer des atroces griffes de grands-parents haineux, pour finir ses jours épuisée et morte de froid. Ce fut là qu'elle comprit vraiment que l'Autre servait plus qu'à tenir compagnie : elle se sentit entourée d'une épaisse fourrure et comprit que c'était Lui qui l'avait sauvée. Quand elle eut reprit le peu de couleurs que pouvait contenir son visage, elle repartit en compagnie de son cher animal.

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Maria-Luna Nansen
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MessageSujet: Re: Maria-Luna Nansen   Dim 6 Jan - 21:39

Elle ne tarda pas à rejoindre Kristiansund, la ville portuaire, mais dont l'eau était gelée à ce moment de l'année, et surtout cette année. Que ferait-elle, maintenant qu'elle était sans nourriture, sans manteau ni chaussure, sans famille ? Elle n'avait qu'à profiter de la ville, elle qui avait toujours vécu à la campagne. Une enfant de onze ans, en parraissant neuf et demi, se promenant pieds-nus en plein hiver sur le bord du port, accompagnée d'un loup noir, ce n'était pas habituel, elle ne tarderait pas à se faire remarquer. Arrête, l'Autre ! Tu vas nous faire remarquer ! Ah, et bien ce n'était plus un renard mais une coccinelle, pour être discret, c'était déjà plus petit, mais pas tellement courant dans ce climat. A force de longer la mer, elle vit une fille pourvue de longs et épais cheveux bruns, comme on n'en voyait plus par là, qui nettoyait son bateau. "Toi ! Toi la gamine ! Tu vas choper la pneumonie avec le froid qui fait ! C'est pas bien de s'ballader en fines bretelles avec ce temps à skier ! T'es pas bien hein ?! Attrappe ça !" Elle lui lança un manteau épais, que Maria-Luna se dépêcha d'enfiler.
T't'appelle comment toi ?, continua la brune.
Maria-Luna et toi ?
Retiens Nasstasja. C'est comme ça que tu m'appelles.
C'est ainsi que les deux jeunes filles firent connaissance et bientôt la plus jeune habitat chez l'autre.

Nasstasja, l'étrangeté même, mi fée, mi sorcière, même sa colocataire temporaire ne parvenait pas à définir la jeune fille qui l'héberge. Tout ce qu'elle savait d'elle, c'était qu'elle avait une vingtaine d'années, un bateau effrayant qui parvenait à devenir presque invisible dans la brume, et un espèce de phoque apprivoisé. Elle savait aussi qu'elle habitait dans un appartement miteux, qui avait pour caractéristique d'être toujours en désordre, mais de contenir un nombre excessif d'objets sortant de l'ordinaire. Il fallait avoir du cran, ou être vraiment désespéré pour vivre là, les murs n'étaient que fissures, le plafond tombait par moment sur la tête des personnes, et il n'y avait qu'une fenêtre qui laissait passer la lumière. Les autres étaient cachées par l'immeuble d'à côté. Dans son cas à elle, Maria-Luna était plutôt désespérée, elle savait bien qu'ici on ne la retrouverait pas, et au pire, elle avait encore sur elle une dernière potion guérisseuse fabriquée par la vieille. Cette dernière devait se mordre les doigts d'avoir laissé traîner un bien aussi précieux dans la maison, après tout, c'était ce qui avait empêché les affreux grands-parents d'arriver à ce qu'ils attendaient depuis un an maintenant. Quant à Nastassja, Maria-Luna pensait d'elle qu'elle avait plutôt du cran, en effet elle l'admirait, elle la trouvait fidèle à ses idées et toujours franche, ces deux caractéristiques étaient celles qui comptaient le plus.

Devenant craintive, la fillette ne sort plus de chez Nastassja. Si elle sort, elle se fera repérer par des gens qui avertiront le vieux et la vieille. Elle reste donc cloîtrée dans cette ruine, à examiner les bouteilles de verre, qui ne contiennent ni de l'eau, ni de l'alcool mais plutôt une substance étrange, orangeâtre, brunâtre, verdâtre, cela varie selon les récipients. Et puis il y a aussi des boules de cristal, des cartes, et autres instruments de divination. Il y a deux solutions possibles : Nasstasja est une sorcière ou Nastassja est supersticieuse. Elle ne la voyait pas comme ça, néanmoins lui demande un soir des détails sur ces objets. La sorcière de moitié, se dit l'être entièrement, et son boulot c'est justement d'amener les gens comme elle jusqu'en Grande-Bretagne parce qu'en Norvège, il n'y a pas grand chose pour les sorciers. La belle brune a prit un risque en révélant ce qu'elle savait faire, c'est pour ça aussi que la fillette l'admire, elle lui révèle elle aussi qu'elle est une sorcière, et lui raconte son histoire elle qui était réservée et ne parlait à personne se confie aujourd'hui. Deux jours plus tard, elle apperçoit sa famille, si on peut l'apperler ainsi, la cherchant dans la rue. C'est ainsi qu'elle décide de venir avec le groupe de voyageur que transportera Nastassja l'après-midi même.

La mer est gelée, mais par un hasard surprenant, ou un enchantement utilisé avec talent, le bateau parvient à quitter le port avec une facilité peu commune. La vitesse de l'engin est inhabituelle elle aussi. Nastassja révèle à sa passagère favorite qu'elle a ensorcelé le navire, mais que c'est un secret, comme toutes les activités anormales de la sorcière-fée. Le voyage ne dure que deux heures, et voici les sorciers plus ou moins jeunes, dont Maria-Luna est la cadette, qui débarquent à Londonderry. C'est décembre et il fait froid, mais moins qu'en Norvège. Au revoir on se reverra peut-être un jour. Nasstasja repart à sa ville natale mais pas sans donner un petit cadeau à son amie : «Tiens prends ça, quand t'auras besoin de moi regarde là dedans peut-être que je serai là pour te parler. Au revoir petite soeur.» En saisissant l'espèce de miroir, Maria-Luna s'éloigne vers la ville.


Les deux jours qui passèrent furent surtout consacrés à la chasse aux fruits et légumes dans les épiceries. Sans un sou sur elle, et ne parlant pas un mot d'anglais, la petite norvégienne était contrainte de piquer dans les bacs à légumes pour se nourrir, discrète et habile, elle parvenait sans mal à se servir sans se faire prendre, mais un jour des policiers la découvrirent dormant dans la rue, et sans qu'elle comprenne ce qu'il se passait, elle se retrouva le lendemain dans un foyer pour jeunes qui était dans un état encore plus critique que l'appartement de Nass. On tâcha de lui faire dire son nom, mais Maria-Luna comprenait bien que c'était le moyen le plus simple pour revenir directement chez ses grands-parents, et ça l'arrangeait bien de passer pour une étrangère totalement idiote. Comme on ne la lâchait pas, elle laissa échapper qu'elle s'appelait Mary Moon, c'était bien comme ça qu'on disait dans ce pays ? Vu qu'il n'existait aucune personne à ce nom mis à part une écossaise d'une quarantaine d'années et une londonienne morte deux ans auparavant, on en déduisit que la pauvre petite ne se souvenait plus de son identité, comme la plupart des gamins de l'établissement. Au contact des jeunes anglais, Maria-Luna apprit rapidement les bases de la langue mais on l'appelait encore l'Etrangère. Quand elle présenta son oiseau l'Autre, les autres gamins rirent, ça faisait un beau duo : l'Etrangère et l'Autre. Si le temps passait lentement dans cet endroit miteux, les occupations et les jeux des enfants firent arriver le mois de mai moins difficilement que l'année précédente pour Maria-Luna. De plus, elle se replongea dans son activité favorite : la lecture, ce qui lui permit d'améliorer encore son anglais. Bientôt, elle parla parfaitement, mais toujours avec son accent nordique, mais surtout, le mois de juillet arrivant, elle fit une découverte qui changea tout. L'Autre apporta une lettre où les prénoms de la jeune fille, ainsi que son nom et son adresse qui n'avait rien d'officielle étaient écrits soigneusement, en lui précisant que ça venait d'un hibou de dehors. Le contact avec le monde sorcier s'établit à nouveau, et donna envie à Maria-Luna de contacter sa grande soeur de coeur pour tout lui raconter. Elle était invitée à séjourner et à étudier à Poudlard, l'école anglaise.

Elle brûle la lettre où apparait sa véritable identité et se demande si ses grands-parents vont être mis au courant de sa localité. Prise de paranoïa, elle fouille le dortoir, mais aucune trace d'un quelconque objet pouvant l'espionner. Juste le miroir de Nasstasja, mais elle lui fait confiance à elle. Elle se met à pleurer, se rendant compte qu'elle est suivie, que quoi qu'elle fasse, ils la retrouveront, que même si elle est Mary Moon pour les moldus, elle reste connue dans le monde sorcier. Cette fois encore, L'Autre se pose à côté d'elle, en furet pour une fois, et la rassure, lui fait comprendre que quoi qu'il se passe, il l'aidera, il ne permettra pas qu'elle retourne dans cet endroit où elle est condamnée. Le jour même, elle vole tout l'argent de poche de ses camarades et s'échappe du foyer. Nastassja lui a dit que ce dont elle a besoin se trouve à Londres, et que de toute façon, elle ne peut aller à l'école qu'à partir de là, alors elle viendra la chercher et l'amènera jusqu'à Londres en usant de sa magie. Tout se passe presque comme prévu, le voyage n'est pas long, grace à ce que Nass sait faire, mais elle oublie un détail : bien que son bateau est pratiquement invisible, quand elle débarque à Londres, elle se fait arrêter par le ministère de la magie pour usage de magie en présence de moldus et ensorcellement d'objet moldus. Maria-Luna s'enfuit, se sentant coupable de laisser sa soeur toute seule, mais elle ne peut rien faire de toute façon. Elle va là où Nasstasja lui a dit pendant le voyage, et arrive sur cet endroit appelé Chemin de Traverse. Elle a rassemblé maintenant assez d'argent pour trouver ce dont elle a besoin, l'échange contre de la monnaie sorcière et arrive là, au milieu d'une foule d'élèves en tout genre.
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Adam McAdam
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MessageSujet: Re: Maria-Luna Nansen   Lun 7 Jan - 20:56

Fillette pâle qui vécu dehors
Tu pouffes rêveuse, et triste tu souffles,
Vas dans la maison sable et or,
Tu es bien une Poufsouffle !
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Maria-Luna Nansen
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